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L'Etat est pleinement mobilisé pour la prise en charge des populations précaires

 
 
L'Etat est pleinement mobilisé pour la prise en charge des populations précaires

La crise sanitaire a des impacts particulièrement forts pour les personnes les plus précaires, confrontées d’une part aux impacts du confinement alors qu’elles ne disposent pas toutes d’un logement, et d’autre part à la disparition brutale de ressources. C’est pourquoi l’État, avec ses partenaires, renforce les actions de lutte contre la précarité : accès aux soins, accès aux biens de première nécessité notamment alimentaires, mise à l’abri, accès aux droits et aux informations.

  • Mise à l’abri de toutes les personnes ayant besoin d’un hébergement :

Le nombre de réservations en hôtel a été augmenté de près de 700 places dans le Val-de-Marne depuis le début de la crise sanitaire. Au 22 avril, seulement une dizaine de personnes isolées demeuraient en attente d’une place (hommes et femmes, aucun enfant) et de nouvelles places en hôtels sont réservées chaque jour pour pouvoir les prendre en charge.

  • Aide d’urgence pour l’alimentation et les autres besoins essentiels :

Tous les accueils de jour en charge de l’accueil des personnes sans-domicile fixe sont ouverts (le cas échéant avec des horaires plus limités que d’habitude). Ils sont situés sur les communes de Vincennes, Ivry, Créteil, Fontenay, Saint Maur, Vitry.

L’État met à disposition des tickets-services afin de permettre aux personnes très précaires, notamment les ménages hébergés en hôtels, d’acheter des denrées. Une première distribution, gérée par la DRIHL et la Croix Rouge, a été assurée fin mars pour près de 5000 personnes (adultes et enfants). Une deuxième distribution de tickets-services financés par l’État a été faite les 9 et 10 avril,par la Croix Rouge avec l’appui des Scouts et guides de france, pour 7000 personnes environ qui ont disposé chacune d’un carnet de 10 tickets de 3,50 euros. Une 3eme distribution a été faite la semaine dernière, similaire à la 3eme distribution.

De plus, en complément de l’apport de tickets-services assuré par l’État avec l’appui de la Croix Rouge, un renforcement du maillage territorial sera proposé pour faire face aux besoins. Des accords locaux avec des supérettes ou grandes surfaces pour l’utilisation d’invendus ont été initiés localement et ce type d’accord pourrait être prochainement recherché également avec des chaines de distribution.

La situation des campements, bidonvilles et squats fait également l'objet d'une forte mobilisation des services de l'État et de ses opérateurs  dans cette période épidémique pour lesquels ils constituent une population particulièrement fragile et exposée. 28 sites avaient été identifiés par l’État en lien avec les communes ; à la demande la préfecture, des passages systématiques de maraudes Croix-Rouge ont été organisés (distributions alimentaires et hygiène, signalements médicaux). 17 de ces sites sont actuellement suivis. Outre l’aide d’urgence pour des besoins essentiels, notamment alimentaires, l’accès à l’eau constitue une nécessité afin que ces populations fragilisées puissent a minima appliquer les consignes sanitaires . Des contacts ont été pris par les services de l’État avec chacune des communes concernées afin de préciser les besoins et identifier les pistes de mise à disposition d’eau potable. Même si quelques difficultés demeurent très ponctuellement, des accès à l’eau sont ainsi opérationnels dans la plupart des campements grâce à la mobilisation des communes.

  • Continuité de fonctionnement des structures collectives d’hébergement et de logement d’insertion, dans le respect des règles de confinement :

Toutes les structures d’hébergement et de logement d’insertion du Val-de-Marne sont ouvertes, sans nouvelles admissions dans la période actuelle :

    • centres d’hébergement d’urgence, centre d'hébergement et de réinsertion sociale, structures pour demandeurs d’asile (4 300 places environ, dont 328 places additionnelles hivernales prolongées jusqu’à fin mai).
    • résidences sociales (12 500 places environ, dont 4500 en foyers de travailleurs migrants, foyers de jeunes travailleurs ou assimilés)