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L’économie circulaire, sociale et solidaire, comment ça marche ?

 
 
L’économie circulaire, sociale et solidaire, comment ça marche ?

« En une année, la France produit près de 38 millions de tonnes de déchets ménagers soit presque 500 kg par personne. Autant de matières premières puisées, épuisées et jetées. Il est indispensable de passer de cette économie du jetable à une économie circulaire dans laquelle la ressource est réutilisée, recyclée, sauf que rien ne serait possible sans la mobilisation quotidienne des Français qui trient leurs déchets » a souligné Brune POIRSON, secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique et solidaire lors de son déplacement chez l’entreprise BILUM à Choisy-le-Roi le 15 octobre 2018.

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Maison de création française fondée en 2005, BILUM redonne vie à des matières récupérées, oubliées, patinées et destinées à être éliminées en confectionnant - avec l’aide d’artisans français - des sacs, accessoires et pièces de mobilier. C’est depuis ce site que la secrétaire d’État a lancé la campagne nationale pour le recyclage.

La transition énergétique, c’est en effet aussi ce changement de modèle qui fait de nos déchets des matières premières valorisables et réutilisables.

Au-delà de l’action exemplaire de cette entreprise, l’économie circulaire dans le Val-de-Marne, c’est la mobilisation des communes, des établissements publics territoriaux et des syndicats de traitement, avec le soutien de l’État, en faveur du tri des déchets.

L’objectif est de réduire les quantités de déchets à incinérer et c’est dans ce cadre qu’est intervenue le 23 novembre 2018 l’autorisation préfectorale d’exploiter le futur incinérateur d’Ivry-sur-Seine qui entrera en fonction en 2023.

La nouvelle usine s’inscrit pleinement dans les objectifs de la loi de transition énergétique avec une capacité d’incinération qui passera de 730 000 tonnes aujourd’hui à 350 000 tonnes par an en 2023 lors de sa mise en service. Cette baisse de plus de 50 % en quelques années est une ambition majeure pour la métropole parisienne.

Par ailleurs, comme l’usine actuelle, la nouvelle installation alimentera le réseau de chauffage collectif exploité par la compagnie parisienne de chauffage urbain.

Trier ses déchets pour en réduire la quantité, valoriser les déchets recyclables, utiliser l’énergie dégagée par l’incinération des déchets ne pouvant être valorisés, voilà le cycle vertueux de l’économie circulaire au service de l’environnement.

En savoir plus sur la campagne #RecyclonsEnsemble : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/ensemblerecyclons/

Le recyclage de déchets d’équipements électriques et électroniques

Ateliers sans frontières est un chantier d’insertion, créé en 2003, assurant le recyclage d’environ 40 000 tonnes de déchets par an. C’est une association de loi 1901, à vocation d’insertion sociale et professionnelle.

Elle exploite une activité de transit, regroupement et tri de déchets d’équipements informatiques et de conditionnement de chaussures.

À la suite du développement de ses activités, l’association a déménagé au 73, rue du Moulin Bateau sur la commune de Bonneuil-sur-Marne (elle était, auparavant, déjà implantée dans la même commune).

Ainsi a-t’elle été inaugurée le 23 octobre 2017 par le ministre d’Etat, qui a insisté sur l’importance de l’économie circulaire, en mettant en exergue l’épuisement progressif des ressources, ainsi que sur l’économie sociale et solidaire.

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L’activité des Ateliers Sans Frontières s’inscrit pleinement dans le cadre de l’économie circulaire et solidaire :

-       par son action sociale, en apportant un soutien à des personnes en situation de fragilité, soit du fait de leur situation économique ou sociale, soit du fait de leur situation personnelle (et particulièrement de leur état de santé) ou de leurs besoins en matière d’accompagnement social ou médico-social, par l’emploi d’une centaine de salariés en insertion ;

-       par son activité de collecte, revalorisation et recyclage de matériels informatiques usagés auprès de différents partenaires institutionnels ou privés. Ces équipements sont testés, puis :

  • soit reconditionnés et envoyés notamment vers des pays en voie de développement ;
  • soit destinés à équiper plus de 800 associations en matériels informatiques ;
  • soit revendus à prix solidaires à des projets de solidarité partenaires ;
  • soit démantelés, les composants étant ensuite stockés par catégorie.

Les biocarburants

L’usine du SIAAP de Valenton est une station d’épuration qui assure le traitement des effluents d’eaux usées d’un bassin comprenant la totalité du Val-de-Marne, la vallée de l’Yerres aval, la vallée de l’Orge, la vallée de la Bièvre et des zones des départements de Seine-et-Marne et de la Seine-Saint-Denis limitrophes.

Afin de valoriser le biogaz issu du procédé de traitement des eaux usées, le SIAAP a mis en place un pilote « BioGNVAL ». Ce pilote permet la transformation du biogaz en du biocarburant liquide.

Ce pilote constitue une démonstration de l’intérêt du développement de biocarburants par rapport à d’autres filières fossiles (diesel). Il vise une application dans le transport de marchandises longue distance.

D’un montant de 6,6 millions d’euros, ce projet a fait l’objet d’une aide de l’ADEMEagence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie de 3 millions, au titre du programme d’investissements d’avenir.