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Les énergies renouvelables, c’est aussi dans le Val-de-Marne !

 
 
Les énergies renouvelables, c’est aussi dans le Val-de-Marne !

Le développement des énergies renouvelables est au cœur de la transition énergétique. Il s’agit de promouvoir des énergies décarbonées, plus respectueuses de l’environnement et qui ne sont pas menacées d’épuisement. Cet axe majeur de la politique de l’État au niveau international, européen et national trouve naturellement un écho au niveau local et plus particulièrement dans le Val-de-Marne.

2 énergies renouvelables ont vocation à s’y développer pour amorcer la transition de notre département vers un nouveau mix énergétique : la géothermie et l’énergie solaire.

Le Val-de-Marne en pointe sur la géothermie

La géothermie est une énergie renouvelable consistant en l’exploitation de la chaleur contenue dans le sous-sol. Elle peut être utilisée de manière très différente selon les usages énergétiques et les contextes géologiques.

Le bassin sédimentaire parisien avec ses nombreux aquifères se prête particulièrement bien à cette énergie, notamment la géothermie au Dogger qui est une véritable spécificité de la région Île-de-France.

Le saviez-vous ?

La géothermie au Dogger consiste en l’exploitation de la chaleur de la nappe d’eau souterraine du Dogger afin d’alimenter par simple échange de calories des réseaux de chaleur urbain. Cette forme d’énergie repose sur la technologie du doublet géothermique. Le principe d’un doublet est le suivant : un puits producteur prélève l’eau chaude de la nappe par pompage. Les calories de l’eau sont ensuite récupérées par un échangeur de chaleur et envoyées sur le réseau de distribution de chaleur. L’eau, une fois refroidie, est réinjectée dans sa nappe d’origine par le puits de réinjection. Un doublet géothermique au Dogger a un coût de l’ordre de 10 à 12 millions d‘euros sans le réseau de chaleur et permet de chauffer environ 6000 équivalent logements.

Le Dogger est une nappe d’eau chaude fortement salée qui s’étend sous l’ensemble de la région à une profondeur de 1600 à 2000 m. La température de son eau varie de 56 à 85 °C. Ce réservoir permet aujourd’hui, sur la région, le fonctionnement de 36 doublets géothermiques alimentant une trentaine de réseaux de chaleur urbain dont la grande majorité est exploitée depuis le début des années 80. La moitié de ces installations se situe dans le département du Val de Marne. Ce parc d’installations est le plus dense d’Europe et fait de la géothermie une énergie renouvelable incontournable pour la région. La géothermie au Dogger produit annuellement plus de 1 GWh d’énergie thermique et permet de chauffer environ 150 000 équivalents logements. Les émissions polluantes évitées sont estimées à 340 000 tonnes de CO2 par an.

Le potentiel de développement des réseaux de chaleur géothermiques au Dogger peut être évalué selon deux axes :

  • La création de nouvelles installations
    • d’une part par la géothermisation de réseaux de chaleur existants actuellement alimentés par des énergies fossiles représentant un potentiel de 10 opérations en Île-de-France.
    • d’autre part par la création de nouveaux réseaux de chaleur évaluée à 53 opérations potentielles en Ile de France.
  • L’extension des réseaux de chaleur existants en augmentant le nombre de logements raccordés.
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La réhabilitation du parc existant d’installations au Dogger constitue ainsi un enjeu majeur de développement durable pour la région et les collectivités locales concernées, tout particulièrement dans le département du Val de Marne dans lequel la densité d’exploitations « historiques » est la plus forte.

L’État, notamment les services de la DRIEE, est aux côtés des collectivités pour faciliter ces réhabilitations en évitant les conflits d’usage potentiels.

Premier déplacement officiel de François de RUGY à Cachan pour parler géothermie

Le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, a visité le vendredi 7 septembre 2018 la centrale géothermique de Cachan, effectuant ainsi son premier déplacement officiel en tant que ministre d’Etat.

Il s’est notamment rendu à Cachan à l’occasion de la fin du forage sub-horizontal de la centrale – une ingénierie habituellement utilisée dans l’industrie pétrolière et gazière mais pour la première fois au monde appliquée dans le domaine de la géothermie.

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« C’est une illustration de ce qu’est l’écologie concrète. Ici, les habitants sont acteurs de la transition écologique rien qu’en étant raccordé à la géothermie» a déclaré le ministre. « La transition énergétique doit être économiquement viable et pour le consommateur, la géothermie est l’assurance d’un coût de l’énergie maîtrisée, car elle n’est pas dépendante de l’évolution des cours comme le pétrole et le gaz » a continué le ministre.

Où se situe la plus grande toiture photovoltaïque d’Ile-de-France ?

Dans le Val-de-Marne ! 12 000 m² de panneaux photovoltaïques ont été installés sur le toit du  réservoir d’eau potable d’Eau de Paris situé à L’Haÿ-les-Roses.

Cette centrale contribue à faire du Val-de-Marne et de la métropole du grand Paris un territoire durable et résilient face au changement climatique.

Cette installation innovante a été présentée au ministre d’État François de RUGY le 23 novembre 2018 dans le cadre des annonces sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie.

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