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Parcours Emploi Compétences : rencontre avec une auxiliaire de vie de l’Education Nationale

 
 
Parcours Emploi Compétences : rencontre avec une auxiliaire de vie de l’Education Nationale

L’ambition de l’Etat pour l’École inclusivese traduit à l’échelle de l’Education nationale par de nombreuses mesures parmi lesquelles une meilleure formation des enseignants et des personnels d’encadrement, des créations d’ULIS, d’UEE et de postes d’accompagnants d’élèves en situation de handicap. C’est dans ce cadre que la direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN) du Val-de-Marne s’est engagée résolument pour faciliter l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

Les Parcours Emploi Compétences (PEC) sont des contrats de droit privé à durée déterminée de neuf à douze mois pour une quotité de travail de 20 heures par semaine qui offrent une réponse à cet enjeu d’école inclusive dans une démarche d’insertion professionnelle durable sur le marché du travail pour les bénéficiaires.

En effet, depuis le mois de janvier 2018, les contrats aidés sont transformés en parcours emploi compétences. Ces emplois permettent de développer des compétences transférables, un accès facilité à la formation et un accompagnement tout au long du parcours tant par l’employeur que par le service public de l’emploi, avec pour objectif l’inclusion durable dans l’emploi des personnes les plus éloignées du marché du travail.

Un double pari donc : celui de l’école de la Confiance et de l’insertion professionnelle.

Rencontre avec Amina Diame, auxiliaire de Vie Scolaire (AVS) au collège Issaurat de Créteil, auprès de jeunes porteurs de trouvbles moteurs, dans le cadre d’un PEC.

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Pouvez-vous nous présenter votre parcours professionnel ?

J’ai 33 ans. J’ai obtenu un bac STG (Sciences et Technologie de la Gestion) et poursuivi en BTS MUC (Management des Unités Commerciales) sans toutefois achever ma formation car ça ne me correspondait pas. J’ai ensuite passé deux ans en Angleterre, car je voulais acquérir un niveau plus satisfaisant. En revenant, j’ai travaillé six ans à l’aéroport d’Orly comme agent d’escale.  J’ai mis fin à mon contrat car j’avais envie de faire une formation pour devenir éducatrice spécialisée. J’ai réussi les épreuves écrites mais à l’oral, on m’a conseillé d’avoir d’abord une première expérience auprès de jeunes.

Comment avez-vous eu connaissance des parcours emplois compétences (PEC) ?

C’est à Pôle emploi qu’on m’a parlé de ce type d’emplois. Ça me semblait parfait pour acquérir de l’expérience auprès de jeunes et réussir la reconversion que j’envisageais. Et puis on m’a expliqué qu’à l’issue de mon contrat, je pouvais bénéficier d’un contrat d’Accompagnants d’Elèves en Situation de Handicap (AESH), renouvelable pour six ans.

Quelles ont été les étapes de votre recrutement ?

Au chômage depuis un an, j’ai donc tout d’abord été identifiée par Pôle emploi comme étant éligible à ce dispositif. J’ai été recrutée par le biais d’une méthode de recrutement par simulation. Il s’agit d’un questionnaire pour évaluer quelques connaissances. J’ai obtenu un avis favorable pour pouvoir ensuite être recrutée par l’Éducation nationale. J’ai ensuite assisté à une matinée d’information puis j’ai passé un entretien pour exposer mes motivations. On m’a demandé si je préférais travailler avec des élèves d’école élémentaire ou des collégiens. On m’a bien expliqué ce qu’on attendait d’une Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS). Je me sentais prête.

Quel est votre rôle auprès des jeunes que vous aidez ?

J’accompagne des collégiens en situation de handicap moteurs au sein de leur classe. Je les aide à s’installer dans la classe, j’écris à leur place s’ils ne peuvent pas le faire, je leur réexplique les consignes si besoin. Mais je les aide également dans les gestes du quotidien, à la cantine ou dans la cour aussi.

Quelles sont, selon vous, les qualités qu’il faut avoir pour réussir à ce poste ?

La première des qualités pour travailler auprès d’enfants porteurs de handicap est certainement l’empathie, mais il ne faut pas être trop sensible toutefois, et savoir prendre de la distance. La patience est essentielle aussi car sinon on peut être tenté de faire à la place de l’élève pour aller plus vite !

Remerciements à Amina DIAME, AVS et à Guillaume FISCHER, Enseignant Référent pour les Elèves en Situation de Handicap dans le Val-de-Marne