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Période hivernale : l’État renforce son dispositif d’hébergement des sans-abri en Île-de-France

 
 
Période hivernale : l’État renforce son dispositif d’hébergement des sans-abri en Île-de-France

« Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence ». Code de l’action sociale et des familles Art.L.345-2-2.

La prise en charge des personnes sans domicile, en situation de vulnérabilité est une priorité de l’État qui organise, en lien avec le monde associatif, un dispositif d’accueil-hébergement-insertion pour répondre aux situations de ruptures sociales en urgence. L’objectif est de proposer un hébergement aux plus démunis et de leur permettre, si possible, d’accéder à une solution pérenne adaptée. Dans le Val-de-Marne, ce sont ainsi plus de 5000 personnes qui sont mises à l’abri chaque jour grâce à ce dispositif piloté par la DRIHL.

Cheville ouvrière du dispositif, le Service Intégré de l’Accueil et de l’Orientation (SIAOservice intégré d'accueil et d'orientation) articule la veille sociale, l’hébergement et le logement d’insertion au niveau départemental. Piloté et financé par la DRIHL, le SIAOservice intégré d'accueil et d'orientation est une plateforme d’accueil, d’évaluation et d’orientation des ménages sans abri et sans logement qu’il oriente vers des structures qui correspondent à leurs besoins. Dans le Val-de-Marne, le SAMU Service d'aide médicale urgente Social 94, qui met en œuvre les missions du SIAOservice intégré d'accueil et d'orientation, est géré par la Croix Rouge Française.

Le SIAOservice intégré d'accueil et d'orientation 94 gère le dispositif pérenne d’hébergement d’urgence soit 1200 places disponibles dans différents types de structures d’hébergement (CHRS, Centres d’hébergement d’urgence etc....) sur appel au 115. Au-delà de ces places, 3100 nuitées d’hôtel environ sont mobilisées quotidiennement.

Afin d’offrir un accompagnement qui ne se limite pas à l’hébergement, l’État met également en place un dispositif de veille sociale qui s’appuie sur 16 lieux d’accueils de jour où il est possible de prendre un repas, une douche et d’accomplir des démarches administratives.

La prise en charge de personnes vulnérables s’effectue de plusieurs manières : il peut s’agir d’un des 2000 à 2 500 appels reçus chaque jour au 115 d’une personne en rupture d’hébergement ; mais une personne en difficulté peut aussi être identifiée par un signalement d'un citoyen ou une maraude. 10 techniciens d’urgence sociale agissent ainsi soit suite à un signalement soit dans le cadre d’un circuit dédié à la rencontre des personnes en situation d’exclusion.

Pour l'ensemble de ces actions d'hébergement et d'accompagnement mises en œuvre par différents opérateurs associatifs, l'Etat a engagé 70 millions d'euros en 2018.

Opérationnel pendant toute l’année, le dispositif d’hébergement d’urgence est renforcé pendant la période hivernale qui est notamment l’occasion d’accueillir des publics qui n’ont pas recours au dispositif d’hébergement le reste de l’année (grands exclus, «sorties de bois», …).

Comme chaque hiver, cette mobilisation de places supplémentaires se double d'un renfort du 115, des accueils de jour, des maraudes et de la recherche de site pouvant être mis à disposition pour accueillir les plus vulnérables. Dans ce cadre, les communes peuvent être sollicitées pour mettre à disposition des lieux d’accueil d’urgence pendant les périodes de grand froid.  En 2018, plusieurs communes ainsi que le Conseil départemental ont encore répondu positivement à cet appel de l’État. Cette année, le renfort des capacités d’hébergement s’élèveront à 395 places supplémentaires en centre d’hébergement d’urgence (CHU) et 200 places à l’hôtel. Un budget de l'ordre de 3,4 M€ est ainsi dédié à ce renfort de capacité sur ces 5 mois d'hiver (novembre 2018 à mars 2019).

Si la priorité absolue en période hivernale est de pouvoir mobiliser un hébergement d’urgence pour les personnes à la rue, il doit également permettre de poursuivre ou de démarrer un accompagnement social leur permettant d’entrer dans un parcours vers le logement durable. L’ensemble des structures d’hébergement doivent ainsi proposer un diagnostic social à chaque personne accueillie, lui permettant d’être de préparer sa sortie vers des solutions plus pérennes au sein des 8 430 places mobilisées en résidences sociales, pensions de famille, maison-relais ou Solibail.

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Dispositif 2