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Florence, médecin et réserviste dans la Légion

 
 

« J’ai débuté des études de médecine en 1981. Pendant mes études, j’ai travaillé au SAMU Service d'aide médicale urgente de Paris. J’ai mis à cette époque un pied dans l’assistance puisque en tant qu’étudiante en 5ème année de médecine nous avions le droit de travailler comme infirmière et il y avait de nombreux rapatriements sanitaires proposés au personnel du SAMU ».

« Je travaillais toujours au SAMU Service d'aide médicale urgente de Paris lorsque les attentats de la rue de Rennes ont eu lieu. J’ai ainsi découvert ce milieu de l’urgence, de la catastrophe. À cette époque également, j’ai fait partie des internes du SAMU Service d'aide médicale urgente choisis pour être envoyés aider lors du tremblement de terre à Mexico ».

« J’adore voyager, je parle deux langues étrangères, donc tout ce milieu de l’assistance, de la logistique, de la catastrophe, de l’urgence, m’a beaucoup attiré ».

« Je me suis donc orientée vers la médecine d’urgence, À l’époque, celleci n’était pas aussi développée qu’aujourd’hui, et n’était pas considérée comme une réelle spécialité. J’ai passé des diplômes d’université en médecine d’urgence et de catastrophe, mais en réalité on se formait surtout sur le tas."

« Au fil du temps, j’ai eu l’impression d’être limitée aux urgences hospitalières, car les patients les plus graves étaient pris en charge par le SAMU Service d'aide médicale urgente et les services de réanimation. Comme j’ai horreur de sentir que j’ai des limites, donc j’ai postulé au SAMU Service d'aide médicale urgente 93. Je pensais y rester un an et y ai passé ma carrière. Ce fut une expérience extraordinaire professionnellement mais aussi humainement ».

« Parallèlement, j’ai continué à faire de l’assistance et de nombreux rapatriements sanitaires dans le monde en tant que médecin. Puis je suis devenue adjointe et enfin directrice d’une société d’assistance. Dans cette société d’assistance, nous avons répondu à des appels d’offres pour médicaliser de grands événements sportifs. Comme je suis assez sportive et que cela m’a bien plu, nous avons pris le sujet à bras-le corps et nous avons obtenu la médicalisation du rallye Dakar, je suis ainsi devenue la directrice médicale du Dakar. Notre société est a également obtenu le contrat de médicalisation du Tour de France et des courses cyclistes en France, je suis alors également devenue médecin-cheffe du Tour de France.»

« Ayant côtoyée de nombreux confrères du Service de Santé des Armées, je me suis intéressée au milieu militaire et l’on m’a dit, « tu n’as qu’à faire des gardes à l’hôpital Bégin et rentrer comme réserviste ».

J’ai finalement eu une affectation à la Légion Étrangère, au GRLE : Groupement du Recrutement de la Légion Étrangère
sur la région du Nord. J’avoue que c’est assez extraordinaire. Je rencontre des gens du monde entier, qui s’engagent chez nous avec des histoires incroyables. J’y travaille une journée par semaine comme médecin principal réserviste ».